Palazineille

Chapitre 2

      Palazineille 02 - El Boute

Avant o disot qu’les français y z’étotté canme des co qui canté main’me sur du fumier… Asteur, o dirot qu’les cô y canté pu.
Ain France, après guerre o a pinseille à arcanstruire el pays, ain soixante huite, ynavot l’espoir d’ain’ne vie meilleure, dans les anneilles soixante-dix, gramint d’gins y croyotté à l’Europe. Ynavot des han’mes politiques qui z’étotté aprécielles (dans quasimint tous les partis !). Alors c’étot miux avant ? Ej cro pan, mais ynavot l’espoir.
O z’avans pu d’projet collectif. C’est pan mi qui l’dit, c’est Michel Wieviorka, ain sociologue qui l’explique par el méfiance par rapport aux z’han’mes politiques, par l’espèce ed folie del théorie du camplot, d’où qu’o vweille pu el réaliteille mais les ragots sur le réaliteille qu’o peut trouver sur Internet. O crot pu les politiques, les journaux, les sciaintifiques, les promesses des publiciteilles.
O dout èd tout, èd tartousse.
Alors c’qué des politiciens y zant trouveille, c’ d’dénaturer tous les mots qui sant sur les frontans des mairies : liberteille, égaliteille, fraterniteille.
Wieviorka y pinse qu’el France al arsan’ne èd plus ain plus à cellalle des z’anneilles 1930. Les populistes (dans tous les partis) y fant monter l’violince, au début par les mots pis après par les gestes. On mante les gins les z’ainll cantère les z’autes. O réclame èd l’autoriteille.
L’estrain-me droite al dévient populaire. Qweille qu’al va proposer ?

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